Croc Blanc – chapitre IV

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Le louveteau  avait quitté  la caverne.  Il avait  chassé  toute la nuit.  Il se sentait  tout joyeux.  En  trottinant,  il descendit au bord  de la rivière  pour boire.

Soudain  il aperçut, et  en même temps,  sentit  des  hommes.  Il  n’avait  jamais vu  d’êtres humains.  Ce fut  sa première  rencontre.

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Les  cinq  hommes ne bougèrent pas  quand ils le virent.  Aucun cri  ne sortit  de leur bouche,  ils ne  bondirent pas  sur  leurs pattes.  Ils le regardaient,  immobiles,  ils n’avaient  pas peur.  C’était  des  Indiens.

Le louveteau  resta aussi là  sans bouger.  Il était  très  étonné.  Il sentait que  ces  êtres étaient  beaucoup  plus puissants  que le faucon  ou le lynx.  Il se sentait  très faible,  malgré  ses muscles  et ses crocs blancs.

Le  louveteau n’avait jamais  vu  l’homme et  pourtant  il le reconnut.  Il sentait  qu’il était plus fort  que  tous les ennemis  du  Grand Nord.  Il  s’aplatit  contre  le sol.

Un  homme se leva  et se dirigea  vers  le petit loup.  Il  s’arrêta  près de lui.  Le  louveteau  s’aplatit  encore plus  en signe  d’obéissance,  au lieu de fuir,  comme  le ferait  un loup adulte.

Il entendit  une  voix dire  en  riant  :

« Regardez  les  beaux  crocs blancs  !  »

Il entendit  les  hommes  rire.  Une  main  s’abaissa  vers  lui.  Il ne savait  pas  s’il  devait  mordre  ou se laisser  caresser.  Finalement  il  mordit  la main  quand  elle fut  tout près.  Alors  il reçut  un violent  coup de poing  sur le museau  et  il  hurla  de douleur.

Il comprit  que cet adversaire  était  beaucoup plus fort  que lui  et  se traîna  à ses pieds.   Puis  il  s’assit et le regarda  comme  pour demander  pardon.  Mais  l’Indien  était furieux  d’avoir  été mordu,  il continua  de le frapper.  Le louveteau  gémit,  les  autres  Indiens  s’approchaient  et se moquaient  de lui.

Soudain,  les hommes  dressèrent  l’oreille.  Le  petit loup  sentit  et  entendit  sa mère  arriver.  La louve  avait  entendu  ses  cris  et arrivait  en  bondissant  et en grondant.

Elle  sauta  au  milieu des hommes  effrayés.  Elle  se  précipita  vers son fils  et se mit  à  grogner  férocement.

Un  homme  cria  « Kiche  ! »

A  cette  voix,  le  louve  s’immobilisa.

« Kiche  ! »

Le louveteau  vit  avec étonnement   sa  mère  mettre son museau  dans la poussière  et s’aplatir  sur le sol.  Elle  agitait  la queue en signe  d’obéissance !   Le louveteau  comprit que  l’homme  était vraiment  le plus fort  des  animaux du Grand  Nord.

 

2/

L’Indien  qui avait crié  « Kiche »   approcha et  posa la main   sur la tête de la louve.

Les autres Indiens aussi la caressaient.     Les cinq hommes étaient très contents et leurs bouche faisaient beaucoup de bruit.     Le louveteau se décida à venir se coucher près de sa mère.

« Je la reconnais, disait l’Indien, c’est Kiche.  Son père  était un loup  et sa mère une chienne.

–  Elle  s’est  échappée  l’année  dernière !

– Tu as raison Castor-Gris. Elle est allée vivre avec les loups. »

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L’Indien  qui  s’appelait  Castor-Gris toucha le louveteau.

crocs« Celui-là sera mon chien,  je l’appellerai   Croc Blanc. »

Les hommes continuèrent  à parler  pendant un moment.  Le louveteau  qui venait de recevoir un nom, restait tranquille.   Puis Castor-Gris attacha sa mère à un arbre.

Un autre Indien  s’approcha de lui,  le coucha sur le dos et se mit à lui frotter le ventre.  Croc Blanc  commença à grogner mais il trouvait ces caresses très agréables. Alors il cessa de gronder.

Croc Blanc entendit  des bruits bizarres.

Toute la tribu indienne arrivait. Il y avait beaucoup d’hommes,  de femmes  et d’enfants, quarante personnes,  portant toutes des bagages,  provisions et outils.

Il y avait aussi  beaucoup de chiens  qui portaient  des sacs attachés  sur leur dos. Croc Blanc n’avait  jamais vu de chiens.  Il comprit qu’ils lui ressemblaient beaucoup avec   quelque chose de différent.

Mais les chiens se jetèrent  sur le louveteau et sa mère.   Les hommes se précipitèrent sur les chiens et leur donnèrent des coups de bâton.  Le louveteau comprit que les hommes le défendait.   Mais il était triste : il ne comprenait pas pourquoi ses frères les chiens l’avaient attaqué.   Il était aussi triste de voir sa mère attachée.

Le lendemain, la tribu d’Indiens repartit.

Castor-Gris attacha  le louveteau avec sa mère   et ils marchèrent avec les hommes.

Ils avancèrent  toute la journée.   Le soir, ils s’arrêtèrent  au bord du fleuve Mackenzie.

Il y avait déjà des pirogues  et du poisson qui séchait.  Les Indiens  installaient leur campement.   Ils plantèrent des perches et les recouvrirent de peaux et de tissus pour former les tentes.   Croc Blanc regardait avec admiration.  Puis il vit  que les femmes et les enfants entraient et sortaient des tentes,  et que les chiens  essayaient d’y entrer mais qu’on les chassait par des cris ou des pierres.    Il rampa lui aussi vers une tente.

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Il se trouva  nez à nez  avec un jeune chien.  Celui-ci  était un peu plus grand  que le louveteau  et il commença à montrer les crocs.    Il s’appelait Liplip.

Croc Blanc  aurait voulu  être son ami.   Mais Liplip lui montrait  qu’il voulait  se battre. Alors Croc Blanc  se mit en colère  et grogna.  Les deux adversaires  se regardèrent  et tournèrent en rond  l’un autour de l’autre.   Les poils dressés sur leur dos, ils grondaient férocement.   Croc Blanc  avait un peu   l’impression de jouer.

Mais soudain  Liplip  lui sauta dessus, rapide et méchant  comme la foudre.  Il le mordit à l’épaule.  Le louveteau  poussa un cri de surprise  et de douleur.  Puis il enfonça de toutes ses forces  ses crocs dans la poitrine  de Liplip.   Mais celui-ci  lui donna  de violents  coups de dents  sur le dos.   Finalement, Croc Blanc courra se réfugier près de sa mère.

Ce fut le premier combat avec Liplip,  ce ne serait pas le dernier.   Chaque fois qu’ils se rencontraient, ils se battaient sauvagement.

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Pourtant le louveteau  était chaque jour  plus curieux  de ce monde étrange  qui l’entourait.   Un jour,  il s’approcha  de Castor-Gris  qui était en train  de fabriquer un arc.  Castor-Gris  siffla avec sa bouche  pour lui dire  de s’approcher  encore plus.

Croc Blanc avança si près  qu’il le toucha  de son museau.

Pour la première fois, il n’eut pas peur de l’homme.

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3/

Des enfants arrivèrent  et  donnèrent  des morceaux de bois  à Castor-Gris.     Il en fit  un petit tas   et se mit   à souffler . Croc Blanc   vit alors  de la fumée  s’élever  dans les airs : l’Indien  faisait  du feu.

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Croc Blanc  n’avait  jamais vu de feu  auparavant.   Il se mit  à avancer  vers cette lumière étrange,  il ne savait pas  que c’était une flamme.   Il voulut la toucher avec la  langue.

Au même moment,  il entendit  Castor Gris  rire et il sentit  une douleur très forte  dans la bouche.   Il fit un bond en arrière en hurlant.

Kiche,  en entendant les cris de son petit blessé,   tira de toutes se forces sur sa corde.   Elle était  furieuse  de ne pouvoir  aller  au secours  de son fils.   Surtout  qu’elle entendait  les Indiens  rire autour  de lui.

Croc Blanc  était malheureux  parmi   tous ces êtres  humains  qui se moquaient  de lui.   Il avait très mal.  Il se mit à courir  vers sa mère  et comprit qu’elle était la seule   à ne jamais   se moquer de lui.

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La nuit tombait.  Le louveteau restait couché  près de sa mère.  Il avait encore mal à sa langue et à son museau.  Il était triste.  Il regrettait la grotte  où il était né,  la vie sauvage,  la tranquillité.

Ici,   il y avait  trop d’hommes,  femmes et enfants,  qui faisaient beaucoup de bruit.        Il y avait des chiens toujours aboyant et mordant. Il était inquiet   et très fatigué.

Il observait les hommes  sans comprendre  pourquoi ils étaient si forts.  Il apprit à connaître  leurs habitudes.

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Plus il les connaissait,   plus il détestait   leur pouvoir mystérieux.   Il comprenait qu’il devait  leur obéir  tout le temps,   qu’il était inutile  d’essayer de lutter   contre eux.

Il se mit  à suivre  leurs pas.   Il accourait  dès qu’on le  sifflait.   Il se traînait   à leurs pieds   quand ils le grondaient.    Il s’éloignait   si les hommes lui commandaient   de s’en aller.   Il savait que s’il n’obéissait pas,    il recevrait des coups ou des pierres.

Il devenait  comme un chien.   Il les aimait   et les détestait à la fois.   La vie était   quand même plus facile :   il n’avait plus à chasser   pendant des heures    pour trouver à manger.

grandnordPourtant,  il n’oubliait pas  la vie sauvage  du Grand Nord.   Parfois,   il regardait  vers la forêt,   écoutant les voix de la nature.

Mais sa mère  était attachée   dans le camp   et il ne voulait pas  partir sans elle.   Il se sentait malheureux  pour elle.

Croc Blanc  apprit tout  sur la vie du camp.   Il savait   qu’il y avait  de gros chiens peureux   qui mangeaient toute la journée.   Il connaissait  la brutalité   des hommes et apprit à éviter les enfants.

Il connut  les coups de dents  des mères chiennes   qui défendaient leur petits et les laissa tranquilles.

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Mais son véritable ennemi, c’était Liplip.   Plus grand et plus fort que lui,   le chien lui sautait toujours dessus dès qu’il le voyait.    Liplip l’attaquait toujours  quand il n’y avait pas d’homme à côté   qui aurait pu   défendre Croc Blanc.

Croc Blanc devint vite  adulte.   Son caractère changea.   Il devint plus rusé.

Comme Liplip  l’empêchait  de manger  tranquillement  au moment  de la distribution  des repas,  il devint  un voleur.   Il attrapait  un morceau de viande   ou de poisson   dès que les femmes   avaient le dos tourné.

Grâce à son odorat,  il savait  quand elles préparaient  de la nourriture.   Il arrivait, silencieux,   et  volait   un morceau.

 

4/

Un jour enfin,  il eut  sa revanche  contre son ennemi  Liplip.

Il essaya  de se débarrasser de lui   par la ruse.    Il s’arrangea  pour attirer  le chien vers sa mère.   Tout en se bagarrant avec lui,    il s’approchait  lentement  de la tente  où elle était attachée.

 

Chaque fois  que Liplip sautait sur lui,  il reculait d’un pas  et son adversaire  était obligé de  le suivre.

Quand Liplip   comprit  qu’il était tombé  dans un piège,   il était trop tard.

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La louve  bondit sur lui  et lui enfonça  les crocs  dans le cou.   Kiche  renversa  le grand chien sur le dos  et lui déchira  le ventre  furieusement.    Le chien  roula en hurlant et s’enfuit honteusement.

Croc Blanc le poursuivit  en le mordant au derrière.   Il était tellement content de se venger  qu’il ne laissa le chien  que lorsque  les femmes  lui donnèrent  des coups de bâtons.

Un jour,  enfin,  Castor Gris   décida de détacher Kiche  et de la laisser  en liberté  dans le camp.   Croc Blanc fut très heureux.   Ils se promenèrent dans tout le camp.   Ils rencontrèrent  Liplip  qui les évita.

Ce même jour,  les deux loups allèrent  vers la forêt.  Le jeune loup  essayait  de décider sa mère  à fuir.   Mais Kiche refusait  d’avancer  plus loin.  Il courait  quelques pas,   puis s’arrêtait  et regardait  en arrière.

La louve  ne bougeait pas.  Il gémit  et gronda  en courant   dans tous les sens.   Puis il revint vers elle, lui lécha le museau   et se remit  à courir.   Elle ne bougeait   toujours pas.  Alors il revint  et la regarda   dans les yeux.

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La nature  appelait Croc Blanc  et sa mère.   Mais Kiche  sentait  un autre appel  encore plus fort.   C’était celui de l’homme.

Kiche  ne pouvait plus  partir.   Elle se mit  à trotter  lentement vers le camp.   Le petit loup se coucha  sous un arbre et   pleura. L’odeur de la forêt  lui rappelait   sa vie heureuse et libre   d’avant.

Dans le Grand Nord,   les petits  ne restent jamais  avec leur mère.

Croc Blanc et Kiche se séparèrent tristement.

 

5/

Castor Gris  donna  Kiche, la louve,  à un autre Indien,  Trois Aigles.

Celui-ci  partit  le lendemain  pour un long voyage.  Le louveteau   vit sa mère   emmenée sur la pirogue   de Trois Aigles.   Il se jeta à l’eau et   essaya de la rejoindre.

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Mais l’Indien lui donna  un violent coup de rame  qui l’assomma à moitié.   La pirogue s’éloigna rapidement.

Castor Gris  avait vu  Croc Blanc   et  l’attrapa par la peau du cou.  Il  lui donna  une bonne raclée  pour le punir  de s’être échappé.  Le louveteau  essaya de se défendre  mais les coups furent  encore plus forts.

Croc Blanc eut très peur.  C’était  la première fois  qu’un homme  le frappait ainsi.  Il se mit à hurler.  Castor Gris vit  qu’il avait compris  la punition  alors il arrêta  de le frapper. Puis il jeta  Croc Blanc au fond  d’une pirogue  et s’élança sur le fleuve.

Il donna un coup de pied à Croc Blanc qui le gênait pour prendre la rame.  Croc Blanc eut alors un mouvement de récolte :  il mordit l’Indien au pied !

Castor Gris se mit à nouveau très en colère. Il saisit la rame et se mit à  le  frapper encore.   Le louveteau  fut rejeté au fond de la pirogue.   Il n’avait plus la force de bouger. Maintenant il savait  qu’il ne fallait  jamais mordre  son maître.

Croc Banc  resta toute la journée  au fond de la pirogue  pendant que l’Indien pêchait.

Le soir, son maître  le jeta sur la berge  et il dut le suivre  en rampant  tant il avait mal.

Quand Liplip  le vit  arriver sans sa mère,  il se jeta sur lui.  Il l’aurait tué  si Castor Gris ne l’avait pas défendu.

Le louveteau  comprit  alors  que son maître  était sévère  mais juste.   Il passa la nuit dans la tente de son maître.   Il ne dormit pas  car il pensait à sa mère  et il était triste de son absence.

 

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Les jours suivants,  il alla  encore se promener vers la forêt.

Il avait toujours  envie de s’enfuir, mais il avait peur de la punition   et il espérait que Trois Aigles   reviendrait avec sa mère.

 

 

La vie au camp  était  quand même  agréable.

Croc Blanc apprenait  peu à peu  la bonne manière  de se conduire  avec son maître.   Il était très obéissant.    En récompense,  Castor Gris   lui apportait   nourriture et protection.  Parfois il lui donnait  un bon morceau de viande,  empêchant  les autres chien  d’approcher.

Il ne le caressait jamais  mais Croc Blanc   commençait à l’aimer   en même temps qu’il le redoutait.

 

Le louveteau  espérait  toujours revoir sa mère.  Il continuait souvent à se battre  avec Liplip.   Les autres chiens aussi  le poursuivait  car il était différent d’eux.

Croc Blanc  acceptait les combats.  Il était fort  et courageux.  Ses adversaires reçurent de féroces morsures.   Quand un seul chien  l’attaquait,  il était souvent le meilleur.

Mais les chiens  l’attaquaient  souvent en groupe.   Le loup se défendait,  souple comme un chat   et rapide comme un serpent.

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Un jour, il tua un chien  en lui plantant  ses crocs  dans la gorge.   Tout le monde voulut punir   Croc Blanc,   mais Castor Gris,   qui avait compris   que les chiens  étaient toujours méchants  avec lui, refusa de le battre.

Mais les autres Indiens  devinrent aussi  méchants,  lui lançant des pierres  dès qu’ils le voyaient.   Croc Blanc  devin t de plus en plus féroce  pour se défendre.

Il finit  par ressembler plus  à un loup sauvage  qu’à un compagnon de l’homme.   Les chiens  n’osaient  même plus  l’attaquer.   Ils étaient même   obligés  de se déplacer en groupe   car dès que Croc Blanc   en voyait  un tout seul,   il lui sautait dessus.

Il devenait  de plus en plus sauvage,  comme ses parents.  Il était devenu un loup  presque adulte, robuste et rapide.   Il n’y avait  plus de place  pour la bonté   et l’amour  dans son cœur.

Il obéissait  à Castor Gris  parce que  c’était le plus fort  mais écrasait  les plus faibles.   Il devint  plus méchant,  plus puissant  et plus rapide   que tous les autres chiens   car il avait été obligé  de se défendre  contre leurs attaques.   Il était nécessaire qu’il devînt plus intelligent  et plus meurtrier  pour survivre.

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