Croc-Blanc, chapitre IX – Le voyage, 1/

<<<<  chapitre  VIII,  4/  <<<<<


Scott  descendit  du bateau  à  San Francisco.

Croc Blanc  fut  très étonné  et effrayé.

Il comprit  que  les hommes  étaient  vraiment  très puissants.

Ils  n’habitaient pas  dans  des tentes, ni  dans  des  cabanes en bois,  mais  dans  de  hauts immeubles.

Il  y avait  des camions,  des voitures,  d’énormes chariots.  Tout ceci  faisait  beaucoup  de bruit  et de fumée.

Croc Blanc  était  terrorisé.  Il  ne lâchait  pas  son maître.  Il  se sentait  perdu  comme  un petit bébé.

Et  les hommes  étaient  si nombreux !  C’était  comme  un cauchemar.

Plus tard,  son maître  le fit  monter  dans  un  wagon puis  ressortit  et l’enferma.

Croc blanc  crut  qu’il  l’avait  de nouveau  abandonné.   Soudain,  un  bruit  nouveau  et  des  vibrations,  le  train  démarrait.  Le  chien-loup  tremblait  de peur.

Heureusement,  il trouva  au fond  du wagon  les bagages  de Scott  et reconnut son odeur.       Il  resta  couché  dessus  pendant  tout le voyage.

Quand Croc-Blanc  sortit du wagon,  nouvelle surprise  :  la  ville  avait  disparu !

Il n’avait pas compris que le train s’était déplacé.

 

Un homme et une femme les attendaient  sur  le  quai.

Croc Blanc  vit  la femme  s’approcher  de Scott  et ses bras  entourer  le cou  de son maître. Il se mit  à gronder  et  à montrer  les crocs.   Scott  s’approcha  de lui  et dit  à la dame :

« N’aie  pas peur,  maman,  il a cru  que  tu voulais  me faire  du mal.

– Alors  je  ne peux pas  t’embrasser  devant  ce chien  ?

– Si, nous devons  lui faire  comprendre  que  ce n’est pas  dangereux  pour moi. »

Scott  calma  Croc Blanc  et lui  dit  de rester  couché  à côté  de lui,  puis  il  embrassa  de nouveau  sa mère.  Croc Blanc  gronda,  prêt à bondir.

« Couché,  le chien !  répétait  Scott. »

Le chien loup  vit  que  son maître  riait  et comprit  qu’il  ne  lui arrivait  rien de mal.

Scott  et  ses  parents  montèrent   dans une voiture   tirée  par des chevaux  et  Croc Blanc  courut à côté.

 

Ils  arrivèrent  dans  une grande maison  au fond  d’un  parc.

Le paysage  était  très beau.

 

Un gros chien  de berger  se jeta  sur lui.

Comme  à son habitude,  le loup  allait  se défendre  et  tuer  le  chien,    mais  il  se rendit compte  que  c’était  une femelle.

Il savait  qu’un  mâle  n’attaque  jamais une femelle.

Mais la chienne, elle,  sentait  que ce chien  était  différent, dangereux  et sauvage.  Elle  le mordit  au cou.  Croc Blanc  essaya de s’éloigner.

Heureusement,  l’homme  arriva  et  appela :  « Ici, Collie ! ».   Scott se mit à rire.

« Laisse-la  père.  Il faut  que  mon loup  apprenne  à se débrouiller  avec elle. »

Croc Blanc réussit  à faire tomber  la chienne  en lui donnant  un coup d’épaule.

Mais  un autre  chien  l’attaqua et le renversa.  Croc Blanc  se releva, furieux.   Il aurait  tué le chien  si Scott  n’était  pas  arrivé  pour le retenir.

D’autres  personnes  étaient sorties  de la maison  et  embrassaient  Scott.

Croc Blanc  les laissa  faire  mais  personne  ne put  s’approcher de lui  car  il grondait  et faisait peur à tout le monde.

Scott dit à son père :

« Ne laissons  pas le loup  avec  les chiens  dehors.  Il  pourrait  tuer  le mâle.

– D’accord,  fais  le rentrer  dans  la maison. »

Croc Blanc entra,  examina  soigneusement  l’intérieur  de  la pièce,  et  se coucha  aux pieds  de son maître.

 

 

 

 

Publicités

Croc-Blanc, chapitre VIII – Le maître d’amour, 4/

<<<   chapitre  VIII,  3/  <<<<<


Quelques semaines  plus tard,  Scott devait repartir travailler  dans  une grande ville du Sud : San Francisco.

Croc Blanc  avait remarqué  que quelque chose  se préparait.  Il voyait  son maître préparer  ses bagages.  Il  se traînait  toujours  derrière lui  en gémissant.

« Il comprend  que tu  vas partir,  dit Matt.

_  Je  ne  vais  quand même  pas  l’emmener  en Californie !

_ C’est  bien  ce  qu’il espère : que tu  l’emmènes avec toi.

_ Tu  sais bien  que  c’est impossible !   Il est  trop sauvage,  il tuerait  tous les chiens  de la région !  Je  ne pourrai pas  le garder.

_ Bien sûr mais…

_ Mais quoi ? cria Scott.

_ Et bien….

_  Ah !  Ne m’énerve  pas !  Je sais  très bien  ce que  je dois  faire !  »

La veille  du  départ,  Croc Blanc  ne mangea  rien  et  il hurla  comme si  son maître  était mort.

Le lendemain,  il  se  colla  aux  jambes  de son maître  en gémissant.

Au moment de partir,  Scott  s’assit  à côté de lui  et  lui dit :

« Je te comprends,  mon loup.  Mais  je ne peux  vraiment pas  t’emmener  là  où je vais.   Je suis obligé  de  te laisser  ici.   Allez, disons    nous adieu…. »

Croc Blanc  se blottissait  contre son maître.

 

Soudain,  on entendit  la sirène du bateau.

Les deux hommes  enfermèrent  le loup  dans  la cabane et  allèrent sur le quai.

Ils entendaient Croc Blanc hurler et gémir.

« Soigne le bien,  dit Scott  à  Matt.  Et  écris-moi  pour me dire  comment il va. »

Au moment  de dire  au revoir  à son ami,  il  aperçut  Croc Blanc  sur le quai  !

« Regarde !  Tu avais  bien  fermé les portes ?

_Il saigne. Il a dû  casser  la vitre de la fenêtre. »

Scott  s’approcha  du loup  et  lui posa  la main  sur la tête.

La sirène du bateau  annonça  le départ.

« Adieu  Matt.  Finalement,  tu n’auras  pas besoin  de m’écrire  pour  Croc Blanc,  il  vient  avec  moi.

_Quoi ?  Tu vas  l’emmener ?

_Oui,  c’est moi  qui  t’écrirai  pour te donner  de ses nouvelles !

_ Tu es fou !  Il  ne  supportera  pas  la chaleur  avec  sa  fourrure  !

Pense à  lui  couper ses  poils  !  »

Scott  monta  dans  le  bateau  avec  son  loup.

Puis  la  sirène  retentit  encore,  et  le  bateau s’éloigna du quai  avec ses nombreux voyageurs  et  un  loup.

 

 

 

fin du chapitre VIII  (8)

>>>>  chapitre  IX  (9) >>>

Stop Pollution

Aujourd’hui,  dans  plusieurs  grandes  villes,  les  statues  portent  des  masques  anti-pollution.

C’est  pour  montrer  que  l’air  est  très  pollué  à  Paris,  Lyon,  Toulouse,  Grenoble, etc…  à  cause  des  voitures  et  camions  qui  roulent  dans  les  villes,  et  des  fumées  de  chauffage.

« La pollution de l’air tue et rend malade »  disent  des  médecins.

 Il y  a  de  plus en plus  d’enfants  qui  ont  de  l’ asthme.

 

On  peut  mesurer  la  qualité  de  l’air  avec  des  appareils  pour  savoir  s’il  y  a  trop  de  poussières  ou  produits  chimiques  dans  l’air.

Un  gaz  est  très  dangereux  :  le  dioxyde  d’azote.   Les  véhicules  qui  roulent  au  diesel  sont  très  polluants.  Ils  seront  interdits  à  Paris  à  partir  de  2020.

 

 

Les  statues  masquées  dans  les  villes  rappellent  qu’il  faut  prendre  des  décisions  politiques  importantes  pour  diminuer  les  pollutions :

  • plus  de  transports  en  commun,  trains,  trams,  bus,…  et  des  transports  moins  chers
  • plus  de  pistes  cyclables
  • supprimer  le  diesel

Des  dizaines  de  statues  montrent  leur  ras le bol  de  la  pollution.

#StopPollution   sur   

 

 

 

 

 

 

 

Croc Blanc, chapitre VII – 3/

<<<<  chapitre  VII – 2/  <<<<

 

————————–

Soudain, Beauty Smith  s’avança  vers  les chiens  et montra  Croc Blanc  en  se  moquant  de lui.   Ceci  redonna  de la rage  et  de la force  au loup.  Il réussit  à se relever.  Il  se remit  à courir  mais  retomba  car  il était  épuisé.

Tout le monde criait : « Cherokee ! Cherokee ! »

Le bulldog  allait tuer  le loup  quand  on entendit   un traîneau  arriver.

Ce traîneau  était  conduit  par  un homme  moustachu  et un autre homme,  plus jeune  et  plus grand.  Ils vinrent  regarder  le combat.

Croc Blanc  allait  mourir.  Beauty Smith,  furieux,  lui donnait  des coups de pied  pour le réveiller  :  si son chien-loup  mourait,  il n’aurait  plus  d’argent.

Le jeune homme  qui venait d’arriver  se jeta sur lui  et lui envoya  un  terrible  coup de poing.  Il  se mit  à crier :

« Sale brute !  Vous êtes  tous des brutes ! »   Il était  très  en colère.  Il  appela  son ami :

« Matt !  Viens  m’aider ! »

Matt  attrapa  Croc Blanc  et  le jeune homme  essaya  de tirer  le bulldog  en arrière.  Mais celui-ci  mordait  toujours  le loup  et  refusait de le lâcher.  Les spectateurs  étaient  mécontents.

L’homme criait toujours :  « Vous êtes des brutes !

-Arrête  Scott,  dit Matt,  on  n’ y  arrivera  pas  comme  ça.

-Mais il  va mourir !  Ce bulldog  va  le tuer  ! »

Scott  se mit  à cogner  de toutes ses forces  sur la tête  de  Cherokee  qui ne lâchait  toujours pas  Croc Blanc.  Alors Scott  sortit  son revolver.  Il le glissa  dans la gueule  du bulldog et  donna des coups  sur ses dents.

« Eh !  Faut pas  lui casser  les dents !  Cria  Keenan.

-Tu préfères  que je  lui casse  le cou ?

-J’ai dit  de pas  lui casser  les dents !

-Il est  à toi ?

-Oui,  c’est  mon chien !

-Pourquoi  tu ne l’obliges pas  à lâcher  ce pauvre  loup ?

-J’ai  pas envie ! »

Scott  lui tourna  le dos  et continua  d’écarter  les dents  du bulldog  avec  son revolver.  Il réussit  enfin  à dégager  Croc Blanc.

« Maintenant,  tu peux  t’occuper  de ton chien ! »

Keenan  emmena  Cherokee pour le soigner.  Celui-ci  se débattait  furieusement.

Croc Blanc  n’arrivait pas  à se relever.  Sa langue  pendait  hors de sa bouche.  Beauty  s’approcha.  Scott  lui dit :

« Je t’achète  ce chien  à demi mort  pour  150  dollars.

-Je ne  le vends pas,  répondit  Beauty.

-Alors,  tu prends  cet argent maintenant,  ou  tu préfères  que je  t’assomme ?

-Je prends  l’argent,  mais c’est du vol !  Je préviendrai  la police !

-Ha ha !  Si  je te vois  encore à  Dawson,  je te fais  chasser  de la ville, compris ? »

Beauty Smith  s’éloigna,  mécontent,  et demanda  à  un groupe d’hommes :

«  Quelqu’un le connaît  cet emmerdeur ?

– C’est Weedon Scott,  un ingénieur.  Il travaille  à la mine.  Attention,  il est copain  avec le commissaire  de Dawson,  il pourrait  te faire  mettre en prison  si tu cherches  à l’ennuyer !

– Il a de la chance.  Sinon  je lui  aurai mis  une de ces  raclées ! »

 

 


>>>>   Chapitre  VIII  –  1/  >>>> 

 

 

 

 

Croc Blanc, chapitre VII – les combats, 2/

<<<<   Chapitre  VII ,  1/   <<<<

 

 

A l’automne,   Beauty Smith    emmena    Croc-Blanc  à  Dawson.   Ils  firent  le  voyage  en bateau.   Croc-Blanc  restait  dans une cage.   Il  était devenu  célèbre  dans toute la région.

On  le surnommait   « le Loup combattant « .   Beaucoup  de gens  venaient  le  regarder.

 

Croc-Blanc  était  de plus en plus  féroce.  Les hommes  s’amusaient  à l’énerver  en lui donnant  des coups de bâton  à travers  les barreaux  . Sa vie  était devenue  un enfer.  Il était devenu  aussi fou  et aussi mauvais  que son maître.   C’était la seule façon  pour lui  de survivre.

A  Dawson,  une petite ville  au bord du Yukon,   Beauty  trouva  un nouveau  moyen  de  gagner  beaucoup  d’argent.   Il faisait  payer   cinquante  cents  aux gens  qui voulaient admirer  son  loup  combattant.  Croc Blanc  ne pouvait jamais  se reposer.   Les hommes admiraient  sa force  et sa rage   et   ils avaient  peur de lui.

Croc Blanc  aimait  cette peur  des hommes et  devenait  de plus en plus  effrayant.

Les combats de chiens  étaient interdits  par la police,   alors  on l’emmenait dans un bois  la nuit.  Il continuait  de tuer  tous ses adversaires.    Il était  tellement rusé  et tellement rapide  que  les combats  étaient  de plus en plus  courts.

Quand  Croc Blanc  eut  tué  tous   les meilleurs chiens  de la région,   Beauty  eut  l’idée de capturer  des loups  sauvages.   Les combats  furent plus longs  mais Croc Blanc  gagnait toujours.

Comme les spectateurs  devenaient  moins  nombreux,  Beauty  fit  venir  un lynx.  Le combat  fut terrible  mais  le lynx  aussi mourut.  Il n’y eut plus de combat  car on ne trouvait plus d’adversaires pour Croc Blanc.

 

Au printemps,  un homme  nommé  Tim Keenan  arriva  avec un bulldog.  C’était un chien très féroce et très puissant  qui  s’appelait  Cherokee.  On organisa  donc  un combat.

Cette fois,  Croc Blanc  ne se  jeta  pas  sur  son adversaire :  il  l’observait.  Il n’avait  jamais vu  de bête  semblable.   Keenan  poussait  son bulldog  en murmurant : « Allez, attaque… »

Le bulldog  fit quelques pas et regarda Croc Blanc.   Les spectateurs  impatients  criaient :

« Attaque,  Cherokee !  Tue-le !  Bouffe-le ! »

Mais Cherokee  n’était pas pressé,  il avait l’habitude  des combats  de chiens.  Il était sûr  qu’il  allait gagner.  Mais  il  n’avait  jamais combattu  avec un loup.

Les poils  des deux adversaires  se hérissaient  lentement.   Quand  Cherokee  se décida  enfin à attaquer,  Croc Blanc bondit,  il le mordit  et recula  rapidement.

Les hommes applaudirent.  Les paris  étaient  très nombreux.  Le bulldog  était blessé au cou  mais il avança  à nouveau  vers le loup.   Celui-ci  continuait  à l’attaquer  et à reculer  et le chien  continuait à avancer.    Il restait tranquille,  comme  s’il  n’était pas  blessé,  sans se défendre,   et  Croc Blanc  était  de plus en plus étonné.

Cherokee  n’avait pas  l’habitude  d’avoir  un adversaire  aussi rapide.  Il saignait de partout, ses oreilles et sa queue étaient déchirées,  mais   il ne tombait pas.

Croc Blanc  ne parvenait pas le mordre à la gorge.  Il  s’arrêta  de sauter  et  mordre,  épuisé. Alors le bulldog  se jeta sur lui  et  essaya  aussi  de le mordre  à la gorge  pour le tuer.

Le combat  semblait terminé,  les spectateurs  qui avaient  parié  pour  Cherokee  semblaient  très contents.

 

 

>>>>  chapitre  VII,  3/  >>>>>

 

 

 

Moi, Issa, migrant

J’ai grandi au Mali,  dans une ville  au bord  du fleuve  Sénégal.  Je  suis  devenu  un  jeune homme.  Je  n’aime  pas  trop  l’école,  j’ai arrêté d’y aller.

Je   dois  trouver  du  travail,   je  ne  peux  pas  rester  toujours  chez  ma  maman.   J’ai 17 ans,  ma mère  me dit  que je dois gagner  de l’argent  si je veux  me marier un jour,  et  devenir  un homme  dont elle sera fière.

Mon  grand-père  a  travaillé  longtemps  en France,  il  est  revenu  au  village  pour  sa  retraite.   Mon  père  aussi  travaille  en  France,  il envoie  de  l’argent  à ma mère.   Il  a  obtenu  des  papiers,  il  revient  en  vacances  et  puis  il  repart.

Alors  moi,  j’ai  voulu  aussi  aller  en France  pour  faire  des études,  apprendre  un métier,  travailler.

Mon  père  m’a  donné  de l’argent  pour  le  voyage.   J’ai  pris   des  bus,  des  taxis-brousse,   pour  traverser le Mali,   puis le Niger  et la  Lybie.

A  Tripoli,  j’ai payé  une  place  dans  un  bateau  vers  une grande île  italienne, la Sicile.

Je suis resté  plusieurs semaines  en Italie,  j’ai travaillé  pour  la  cueillette  des  olives,  j’ai appris la langue.  Maintenant  je parle  quatre langues :  le bambara,  le malinké,  le français appris à l’école,  l’italien,  et je comprends  un peu l’arabe  et l’anglais.

On m’a donné  un papier  avec mon identité  et l’autorisation  de circuler  pendant deux mois en Europe.

J’ai poursuivi  mon voyage  en train,  c’était long.  Naples,  Rome,   l’entrée en France.  Nice,  où il y avait  beaucoup de policiers.   J’ai été contrôlé,  mon papier a convenu,  on m’a laissé  tranquille.  Je suis arrivé à Paris.

Maintenant  c’est difficile.   On  ne veut  de moi  nulle part.  Mon père  n’a pas  de  place  chez lui,  j’ai pu  aller  quelques jours  dans un foyer.

Les gens  du bureau  d’accueil  pour les mineurs  croient  que je mens,  que j’ai plus de 18 ans.   Je  suis allé  dans  un  squatt,  mais  il y a  trop de monde,  c’est sale.   Une association m’a fait  rencontrer  un avocat,   on m’a emmené   dormir  trois nuits   chez des gens,   on m’a donné   une adresse  de foyer   dans une autre ville,   je vais  reprendre  le  train.

J’ai encore un peu d’argent,  mais  après ?

Je commence  à me demander  ce que je vais   pouvoir  faire  de ma vie.   C’est  compliqué ici,  il fait froid,   je m’ennuie  souvent.   Mais  je ne veux pas  décevoir  mes parents !

 

 

Pour compléter, voir cet article :

Les Français.e.s voyagent
Les Africain.e.s migrent

 

sur mon blog « ordinaire »       CE QUE J’EN DIS              

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Les Mahorais-es

Les Mahorais et  les Mahoraises  sont les habitants de Mayotte.

Mayotte est une île située aux Comores, entre Madagascar et l’Afrique, dans l’Océan Indien.

En 2009, les Mahorais ont voté et Mayotte est devenue un département français d’outre-mer.

La capitale s’appelle Mamoudzou.

 

L’île de Mayotte est petite, entourée de mers chaudes et d’un beau lagon.

Un lagon, c’est une étendue d’eau entre l’île et la barrière de corail.

 

 

Le corail est un animal marin minuscule, il vit par colonies de millions  d’individus  qui fabriquent leurs abris en pierre,  cela devient des rochers qui entourent l’île et la protège.

                     

Le corail  vit  dans les mers chaudes,  il est en danger à cause de la pollution  et  du  réchauffement des océans.

 

A Mayotte, il y a environ  250 000 habitants.  La population  est très jeune :  6 Mahorais sur 10  sont âgés de moins de 25 ans.  Il y a beaucoup  d’enfants et d’adolescents.

De plus, les Comoriens  qui habitent  dans les îles voisines,  viennent à Mayotte  pour avoir  accès aux services de santé.

Les Mahorais sont Français, et nombreux  vivent  en métropole (en France),  à Marseille  par exemple.

Dans la société mahoraise,  les femmes  ont un rôle très important.  Elles possèdent les maisons, travaillent  beaucoup, font du commerce,  ou de la politique.

Elles s’habillent  avec de beaux tissus très colorés.  Elles mettent  parfois  sur le visage une crème épaisse pour sortir.

       

Il y a souvent  des manifestations  des Mahorais  pour améliorer leur niveau de vie  et leurs droits.

Si on parle français à l’école, les Mahorais ont une autre langue, le shimaoré.

L’échec scolaire est important,  et il y a beaucoup  de chômage et de pauvreté.

Mayotte est une très belle île,  on peut y voir de magnifiques paysages, très fleuris.

On l’appelle l’île aux parfums.

 

Cependant,  cette île  est   actuellement   en  crise  économique  et  sociale  :  forte  immigration,   pauvreté,   chômage.

La  France  doit  investir  davantage,   il  faudrait  plus  d’activités  locales   (artisanat,  agriculture)   et   de  solidarité.

 

 

 

 

 

 

 

Jour de l’An 2018

Le premier janvier  est  le premier jour  de l’année.

On compte  les  années  depuis  la  naissance  de  Jésus-Christ.

selon notre calendrier,  voir article   >>>> Jour de l’An 2017  

Dans une  année  il y a  365  jours,  52 semaines,  12 mois,  4 saisons.

Tous  les  4  ans,  on  ajoute  une  journée,  le  29  février,  il  y a donc  366 jours,  comme  en  2016.

La  prochaine  fois,  ce sera  en  2020,  puis  2024,  2028,  etc…

Nous sommes donc maintenant en 2018,  au  XXI° ( 21°)  siècle.

 

Ca s’est passé en 2017 :

  • Donald Trump   est devenu  président des Etats-Unis   >>>  relire 
  • Emmanuel Macron  est devenu  président de la République 
  • Daesh  (Etat islamique terroriste)  est  battu  en Irak
  • De nombreux migrants  arrivent en Europe,  ils  fuient la guerre et la pauvreté
  • 5 grands  ouragans  frappent  les  Antilles  et  les  Etats-Unis    >>>  relire  
  • La  Catalogne veut devenir  indépendante  >>>   relire  
  • Les  femmes dénoncent  le harcèlement et les agressions sexuelles  >>> relire  
  • Il y a toujours des pollutions, le climat se réchauffe, des animaux disparaissent.
  • etc….

C’est prévu en 2018 :

  • Des  prix  vont  augmenter  :  les  timbres,  le tabac,  l’essence, …
  • Les vignettes Pollution  obligatoires pour les voitures    >>> relire  
  • Les  Jeux  Olympiques  d’hiver  en  Corée du Sud,  du  9 au  25  février
  • On espère  une baisse  du chômage
  • etc ….

 

 

Nous  vous  souhaitons  une  belle et  heureuse année  2018  !

Paix,  bonheur,  santé,  amour,  liberté    !

 

 

 

« Que 2018 soit l’année des actions pour  plus de solidarité, moins d’injustices, pour le respect de l’environnement et la sauvegarde du climat. »

 


myecoloway.wordpress.com

 

 

 

 

 

Journée internationale de lutte contre les violences faites aux femmes

Le  25  novembre,   c’est  la  Journée internationale   de lutte  contre les violences  faites aux femmes.

L’ O.N.U.  a  choisi  cette  date depuis  1960,     lorsque   des sœurs  furent assassinées   parce qu’elles militaient   pour leurs droits.   Elles devinrent alors les symboles du combat   pour   lutter  contre  les  violences   faites  aux  femmes.

Dans  le  monde  entier,  des  viols,  des  coups,  des  tortures ,  des meurtres,   que  subissent   les  femmes,  à  cause  d’hommes  violents,    ont  lieu  à  chaque  seconde.

 

La moitié  des femmes  dans le monde  ne vivent pas  aussi librement  que les hommes.

Dans  notre  pays,  en  Europe,  il  y  a  de  nombreuses  agressions  contre  les  femmes,  au  travail,  dans  les  familles,  dans  la  rue,  dans  les  transports.

En  2016,  en  France,  123  femmes  sont  mortes,  tuées  par  leur  conjoint.

Actuellement,  de  nombreuses  femmes  dénoncent  des  hommes  qui  les  ont  agressées,  ou  harcelées.

Voir  article  :  >>>>     Le  harcèlement  sexuel

 

Le  gouvernement,  avec  Marlène Schiappa,   secrétaire d’Etat  chargée de  l’Egalité entre les femmes et les hommes,   a  lancé  une  information  à  la  télé  pour  expliquer   que  les  femmes  ne  sont  pas  responsables  de  ces  violences.

 

Car  on  entend  souvent  dire  :

« Elle n’avait qu’à dire non ! »
« Elle l’a un peu cherché non ? »
« Elle n’avait qu’à pas s’habiller comme ça ! »

http://www.egalite-femmes-hommes.gouv.fr/25novembre-ne-rien-laisser-passer/

Des manifestations sont organisées  dans toute la France  samedi  pour protester contre les violences faites aux femmes.

 

À cette occasion,  le président  Macron   a  fait  un  discours  pour  dire  ce  que  l’Etat  français  va  faire.

Il  a  dit    :  « notre société   est malade du sexisme « 

« L’école a un rôle indispensable ».  Un   enseignement  sera  donné  dans toutes les écoles  pour  « la prévention et  la lutte  contre le sexisme, le harcèlement et les violences ».

« Il  faut  agir  contre  la  pornographie »

Il y aura  une nouvelle  loi   sur les violences sexuelles ou sexistes, en 2018.

 

Si  vous êtes victime   ou témoin   d’une agression

 

 

 

 

L’esclavage en Lybie

Depuis  plusieurs  années,   des  personnes  africaines  fuient  leur  pays  en  guerre,   ou  la  misère  et  la  famine,  pour  tenter  de  venir  en  Europe.

Ces  gens  migrent,  car  ils  sont  trop  malheureux,  ou  en danger,  chez  eux.  Ils  essaient  de  trouver  de  meilleures  conditions  de  vie  en  se  déplaçant  dans  d’autres  pays.

voir  par  exemple  cet  article  : >>>> syrie3  Pourquoi les Syriens viennent en Europe ?

 

Mais,  quand  ces  personnes  traversent  le  désert,  en  Lybie,  elles  peuvent  être  arrêtées,  emprisonnées,  et  vendues  comme  esclaves  sur  un  marché.

 

 

Le  14 novembre  dernier,   on   découvrait    la vente  de migrants noirs   sur des marchés aux esclaves  en Libye.   C’est  un  documentaire  américain,  sur  la  chaîne  CNN,  qui  a montré  ces  ventes.

          

C’est  terrible,  car  cela  rappelle  la  période  de  l’esclavage  aux  États-Unis,  quand  les  Européens  allaient  capturer  des  Africains  pour  aller  les  vendre  aux  Américains,  ou  dans  les  Antilles.  Cela  a  commencé  au  début  du  17°  siècle  et  a  duré  jusqu’à  la  fin  du  19°  siècle.

 

Un esclave est une personne considérée comme un objet qui peut être vendu ou acheté. Il est obligé de faire ce que son maître lui demande.

Bien  que  ce soit interdit,  l’esclavage  existe  encore  aujourd’hui  dans le monde.   On  sait  que  des  millions  de  personnes  sont  emprisonnées  et  obligées  de  travailler,  sans  être  payées.

Il  y a  beaucoup  de  femmes  et  de  jeunes  filles,    esclaves  comme  domestiques,  ou  dans  le  commerce  sexuel.

C’est  une  honte,  un  crime,  et   cela s’est aggravé avec   la  pauvreté   et   les migrations.

 

Des  artistes,  des  intellectuels,  des  footballeurs,  d’origine  Africaine  ou  Antillaise,  se  mobilisent  pour  protester    contre  le  fait  que  l’Union  Européenne  ne  fait  rien,  et  même,  aide  la  Lybie  à  empêcher  les  Africains  de  venir  en  Europe.

 

Une  pétition  est  lancée  :       >>>>   

 

La police Lybienne mène une enquête pour retrouver les esclavagistes.