Croc-Blanc, chapitre IX – Le voyage, 1/

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Scott  descendit  du bateau  à  San Francisco.

Croc Blanc  fut  très étonné  et effrayé.

Il comprit  que  les hommes  étaient  vraiment  très puissants.

Ils  n’habitaient pas  dans  des tentes, ni  dans  des  cabanes en bois,  mais  dans  de  hauts immeubles.

Il  y avait  des camions,  des voitures,  d’énormes chariots.  Tout ceci  faisait  beaucoup  de bruit  et de fumée.

Croc Blanc  était  terrorisé.  Il  ne lâchait  pas  son maître.  Il  se sentait  perdu  comme  un petit bébé.

Et  les hommes  étaient  si nombreux !  C’était  comme  un cauchemar.

Plus tard,  son maître  le fit  monter  dans  un  wagon puis  ressortit  et l’enferma.

Croc blanc  crut  qu’il  l’avait  de nouveau  abandonné.   Soudain,  un  bruit  nouveau  et  des  vibrations,  le  train  démarrait.  Le  chien-loup  tremblait  de peur.

Heureusement,  il trouva  au fond  du wagon  les bagages  de Scott  et reconnut son odeur.       Il  resta  couché  dessus  pendant  tout le voyage.

Quand Croc-Blanc  sortit du wagon,  nouvelle surprise  :  la  ville  avait  disparu !

Il n’avait pas compris que le train s’était déplacé.

 

Un homme et une femme les attendaient  sur  le  quai.

Croc Blanc  vit  la femme  s’approcher  de Scott  et ses bras  entourer  le cou  de son maître. Il se mit  à gronder  et  à montrer  les crocs.   Scott  s’approcha  de lui  et dit  à la dame :

« N’aie  pas peur,  maman,  il a cru  que  tu voulais  me faire  du mal.

– Alors  je  ne peux pas  t’embrasser  devant  ce chien  ?

– Si, nous devons  lui faire  comprendre  que  ce n’est pas  dangereux  pour moi. »

Scott  calma  Croc Blanc  et lui  dit  de rester  couché  à côté  de lui,  puis  il  embrassa  de nouveau  sa mère.  Croc Blanc  gronda,  prêt à bondir.

« Couché,  le chien !  répétait  Scott. »

Le chien loup  vit  que  son maître  riait  et comprit  qu’il  ne  lui arrivait  rien de mal.

Scott  et  ses  parents  montèrent   dans une voiture   tirée  par des chevaux  et  Croc Blanc  courut à côté.

 

Ils  arrivèrent  dans  une grande maison  au fond  d’un  parc.

Le paysage  était  très beau.

 

Un gros chien  de berger  se jeta  sur lui.

Comme  à son habitude,  le loup  allait  se défendre  et  tuer  le  chien,    mais  il  se rendit compte  que  c’était  une femelle.

Il savait  qu’un  mâle  n’attaque  jamais une femelle.

Mais la chienne, elle,  sentait  que ce chien  était  différent, dangereux  et sauvage.  Elle  le mordit  au cou.  Croc Blanc  essaya de s’éloigner.

Heureusement,  l’homme  arriva  et  appela :  « Ici, Collie ! ».   Scott se mit à rire.

« Laisse-la  père.  Il faut  que  mon loup  apprenne  à se débrouiller  avec elle. »

Croc Blanc réussit  à faire tomber  la chienne  en lui donnant  un coup d’épaule.

Mais  un autre  chien  l’attaqua et le renversa.  Croc Blanc  se releva, furieux.   Il aurait  tué le chien  si Scott  n’était  pas  arrivé  pour le retenir.

D’autres  personnes  étaient sorties  de la maison  et  embrassaient  Scott.

Croc Blanc  les laissa  faire  mais  personne  ne put  s’approcher de lui  car  il grondait  et faisait peur à tout le monde.

Scott dit à son père :

« Ne laissons  pas le loup  avec  les chiens  dehors.  Il  pourrait  tuer  le mâle.

– D’accord,  fais  le rentrer  dans  la maison. »

Croc Blanc entra,  examina  soigneusement  l’intérieur  de  la pièce,  et  se coucha  aux pieds  de son maître.

 

 

 

 

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